Pierrick Legobien

Un illustrateur immensément doué , un ami , nous avons mis en images « Le Livre de La Jungle « , lui avec ses croquis ,moi avec mes photographies : Ma première « vraie « exposition et le plaisir de partager un rêve avec un artiste.  Je salue ici son talent .

Pierrick Legobien, peintre de la nature

Il part sur les chemins avec son carnet de croquis, quelques crayons, une palette et des jumelles. Pierrick Legobien, installé à La Chapelle-des-Fougeretz, est illustrateur naturaliste depuis plus de vingt ans. De la campagne rennaise au désert de Mauritanie en passant par le Bengale, il croque les animaux sur l’instant, un petit oiseau comme l’imposant éléphant. « Je pars sur le terrain pour observer les espèces. Mon but est de les dessiner sur le vif, soit de visu, soit à la longue-vue. » Pour lui, il n’est pas intéressant de les prendre en photo pour retravailler ensuite en atelier. « On finit par recopier la photo au lieu d’essayer de capter le mouvement de l’animal. On perd en qualité de dessin. » Sous la pluie comme par grand soleil, il part à la rencontre des espèces, grâce à une connaissance approfondie des milieux naturels, acquise par des années d’observation et de lectures. « Je dessine directement ce que je vois. Si l’animal bouge, je dois me souvenir de ce que j’ai vu. Je ne pense à rien d’autre dans ces moments-là », confie ce naturaliste passionné. Soit l’animal se laisse admirer, et il dessine et met en couleurs, directement sur le terrain, soit il retravaille les aquarelles chez lui à partir de ses croquis et de son souvenir de l’instant. « Je me promène avec du matériel léger. Au fil du temps, j’ai affiné ma palette de couleurs et mes mélanges, proches des couleurs des animaux que je pars observer. »

S’émerveiller de la construction d’un nid

Cette approche sensible, Pierrick Legobien la voit comme un travail complémentaire de celui des scientifiques. « Mes dessins doivent transcrire ce que ni le texte ni la photo ne peuvent faire. J’aime passer du temps à observer et j’avoue que j’ai une petite préférence pour l’ornithologie ! » Pour lui, la biodiversité est un tout. Mieux connaître nos milieux naturels passe d’abord par plus d’observation. « Les gens ne prennent plus le temps d’ouvrir les yeux, regrette-t-il. J’arrive toujours à m’émerveiller devant un oiseau qui construit son nid. » Son rêve ? Partir aux îles Galápagos pour découvrir cette terre mythique des amateurs de la nature, berceau du naturalisme et de la zoologie. Mais observer une flopée de mésanges dans la campagne rennaise lui convient tout autant.

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